L'émergence des hostilités armées dans le cadre du dossier « Guerre civile en Syrie » découle de ruptures historiques profondes et de contentieux structurels accumulés sur plusieurs décennies. Les tensions initiales trouvent leur origine dans les lignes de démarcation contestées, les déséquilibres institutionnels et les ressentiments communautaires ou territoriaux qui traversent l'ensemble de la zone géographique (Syrie, Russie, Iran, Turquie, États-Unis, Israël). L'absence de consensus politique et la défaillance des mécanismes de régulation étatique ont progressivement transformé des contestations locales en une confrontation militarisée ouverte.
Le basculement vers la phase active du conflit a été précipité par des événements déclencheurs identifiés : déstabilisation de régimes en place, militarisation des mouvements contestataires, ou initiatives unilatérales de contrôle territorial. Issue de la répression féroce des manifestations pacifiques du Printemps arabe en 2011, la guerre civile syrienne a entraîné l'effondrement de l'économie, la prolifération du trafic de Captagon et le déplacement de plus de la moitié de la population d'avant-guerre.